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992

Vers 992, Conan 1er, pour célébrer sa victoire sur les Angevins, aurait fondé un premier monastère (probablement un couvent modeste) à Saint-Sulpice

Dom AngerModifier

On peut lire ce texte sur : BMSAIV 1915, T. XLV, 1° partie , p.82 sur Gallica

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2078062/f318

Voir Notice manuscrite 2H2,1 in Arch.Dép. I & V.,

1112

Le bienheureux Raoul fonda en 1112, un monastère double dirigé par une abbesse

« Voulant suivre en tout l'exemple de son maître, qui venait de fonder l'abbaye de Fontevrault, entre 1101 et 1106, Raoul entreprit un pareil établissement dans la forêt de Nid-de-Merle, aujourd'hui la forêt de Rennes, où il jeta les fondements du nouveau monastère. Il y plaça deux couvents, l'un d'hommes, l'autre de femmes, et les soumit tous deux à la supérieure du monastère des femmes, en souvenir de l'obéissance de lapôtre saint Jean à la Vierge Marie.» (selon Albert Le Grand)

1115

Date approximative de la fondation de Saint-Sulpice.

D’après Dom LobineauModifier

1117

Raoul de la Fustaye forma donc, vers le commencement du XIIème siècle, une maison religieuse dans la forêt du Nid-de-Merle :

En 1117(charte datée du 11 janvier 1118 : L’évêque Guillaume de Poitiers octroie une charte confirmant des donations importantes d’églises et prieurés (Fougereuse,..) par le duc de Bretagne Conan III et le comte d’Anjou Foulques V.), ce couvent était déjà assez florissant pour recevoir plusieurs églises et fonder les prieurés de la Fougereuse et de la Fontaine-Saint-Martin. Raoul, aidé d'un autre disciple de Robert d'Arbrissel, nommé Aubert, obtint de l'autorité épiscopale l'érection de son établissement en abbaye indépendante, destinée par la suite des temps à devenir chef d'Ordre.

Il la dédia en 1117 à saint Sulpice, surnommé le Pieux [chapelain du roi Clotaire II puis promu de la cour royale à l’épiscopat comme évêque de Bourges en 647, l'un des grands évêques de la Gaule. Au moins 350 paroisses, en France, en Belgique, en Suisse ... l'honorent comme saint patron.]


Robert of Arbrissel2
(« Ad opus sanctimonialium Sancti Sulpitii », D. Morice, Preuves de' l'Histoire de Bretagne, I, 390)Modifier

1120

Au Moyen-Age, la Bretagne comptait trois abbayes bénédictines de femmes. Deux d´entre elles appartenaient au diocèse de Rennes : l´abbaye Saint-Georges de Rennes et celle de Saint-Sulpice la Forêt ;la troisième, l´abbaye Notre-Dame de Locmaria, au diocèse de Quimper, devint prieuré dépendant de Saint-Sulpice dans les années 1120

1124

L’évêque de Kemper fait part d’un don par Conan III à l’abbaye de Saint-Sulpice, en présence de sa mère, Ermengarde, de sa sœur, Havoise et de son épouse, Mathilde d’Angleterre…La donation est faite à Raoul, prieur, et Marie, abbesse. Les témoins sont dans l’ordre Ermengarde, Havoise et Mathilde. La donation dont il s’agit est le monastère Notre-Dame de Locmaria à Kemper.

In : Ermengarde, l’autre Duchesse de Bretagne,Modifier

Philippe Carrer, Coop-Breizh,2007

Ermengarde portrait

1129

Raoul décède le 16 août 1129, et le nécrologe marque sa mort en ces termes : «Sanctus Rodulphus, monachus Sancti Jovini, puter fratrum et monialium Sancti Sulpitii, obiit 17 kal. septembris anno Domini 1129 ».

Saint Raoul sarcophage

1134

L’abbesse Marie sort avec ses moniales à Angers, à l’abbaye Saint-Serge.

C’est peut-être la première abbesse de Saint-Sulpice, citée déjà en 1124 (R.BLOT).

Son nom reviendra régulièrement jusqu’à la fin des années 1150. La première abbesse de Saint-Sulpice aurait donc été une princesse de Bretagne du nom de Marie, à laquelle l'Armorial donne pour blason "d'hermines plein".

Abbesse2

1140

MARIE DE BLOIS, fille d'Etienne de Blois, roi d'Angleterre, et petite-fille de Guillaume-le-Conquérant, ne dut devenir abbesse qu'environ l'an 1140. Alain, évêque de Rennes, lui donna en 1145 l'église d'Ercé-en-la-Mée, et l'année suivante le pape Eugène III prit sous sa protection l'abbaye de Saint-Sulpice et toutes ses dépendances. En 1152, l'évêque de Nantes confirma cette abbesse dans la possession des églises de Notre-Dame-des-Couets, de Sainte-Honorine, Sainte-Radegonde, etc. ; en 1156, l'évêque de Rennes lui accorda de semblables lettres de confirmation pour les églises de son diocèse soumises à Saint-Sulpice. Enfin, vers 1159, Henri II, roi d'Angleterre, cousin de Marie, fit don à cette abbesse du manoir de Lilleherche et de ses dépendances, le tout situé dans son royaume d'outre-Manche

1146

Une vieille légende, dont le souvenir est perpétué par une statuette* antique de la Sainte Vierge, conservée encore de nos jours, donne l'explication du nom de cette forêt : Un pâtre, dit-elle, trouva cette petite statue dans un nid de merle, au milieu de la forêt, au bord d'un étang ; elle y brillait merveilleusement et elle y revint à plusieurs reprises quand on voulut la transporter ailleurs. En mémoire de ce fait, une chapelle fut construite en l'honneur de la Sainte Vierge en ce lieu même, et elle est appelée dans un acte de 1146 « capella Sancte Marie que est super stagnum » (D. Morice, Preuves de l'histoire de Bretagne, I, 597. Voir la légende de la Vierge du Nid-de-Merle dans la Semaine Religieuse de Rennes, IX, 481).

En 1146, Conan III, duc de Bretagne, réunit ses barons à Saint-Sulpice pour y discuter des affaires religieuses du duché, y tint une session de sa cour ducale et y fit, en présence de sa mère, Ermengarde, duchesse mère, dans la chapelle appelée Notre-Dame-sur-l'Eau, une donation aux moines de Saint-Florent. Selon Dom Lobineau, ils y décidèrent la seconde croisade des Bretons.

La présence de sa mère, Ermengarde d’Anjou, co-signataire, agée de plus de 80 ans, y est attestée ; pour Roger BLOT, « il n’est pas impossible qu’elle y ait passé ses derniers années (au monastère)…Un monastère de femmes était plus naturel que le monastère d’hommes de Redon où elle sera enterrée près de son mari (Alan Fergant).

La présence à Saint-Sulpice…de femmes de haut rang, Marie de Blois…et Ennoguent…s’explique mieux si l’illustre duchesse a marqué le monastère de sa présence ».

La même année, le pape Eugène III prend l’abbaye sous sa protection et sa dépendance directe et confirme Marie, abbesse du monastère de Notre-Dame-du-Nid-de-Merle, « Mariœ abbatissœ monasterii B. M. quod in sylva Nidi Merli situm est », dans la possession de tous les biens donnés (15 prieurés) à son abbaye, confirmant les précédentes bulles des papes Calixte II (1119-11124) et Innocent II (1130-1143) . Ces actes prouvent que déjà le monastère fondé par Raoul de la Fustaye portait indifféremment le nom de Saint-Sulpice et de Notre-Dame.

1157

En 1157, l'abbé de Saint-Melaine cède l'église, la dîme et une partie d'un moulin à eau de Mouazé à l'abbesse de Saint-Sulpice-la-Forêt et aux frères condonats.

Elle y fonde un prieuré, qu'elle conservera jusqu'à la Révolution.

1159

Henri II Plantagenêt, cousin de l’abbesse, confirme la donation faite par Etienne de Blois de prieurés anglais à Saint-Sulpice.

L'ancien Nécrologe de Saint-Sulpice dit que l’abbesse Marie de Blois mourut le 6 mai 1159. NIVE ou NINE succéda à Marie de Blois et fit confirmer en 1162, par le pape Alexandre III, toutes les donations faites à son abbaye. Elle eut l'avantage de recevoir dans sa communauté Ennoguent, fille d'Alain Le Noir, comte de Richemont, et de Berthe de Bretagne. Le duc Conan IV, frère de cette princesse, donna en sa considération, vers 1160, à l'abbaye de Saint-Sulpice, sa terre de Merle, dans la forêt de Rennes. «A l'occasion de la profession religieuse de sa soeur Ennoguent, le duc Conan IV donnera encore vers 1160, alors que l'abbaye a déjà un demi-siècle d'existence, sa terre du Merle, acte qui s'apparente à un règlement rétrospectif du statut de l'établissement ».

Nive obtint en 1181 une lettre de Philippe, évêque de Rennes, lui assurant la possession de l'église d'Ercé.

Henri II Plantagenet

1161

Sont mentionnées «d’horribles famines » en 1161, 1173, 1174, 1221, 1260

1181

Nive obtient en 1181 une lettre de Philippe, évêque de Rennes, qui confirme la donation qu'Alain et Etienne, ses prédécesseurs, avaient faite à Saint-Sulpice de l'église d'Ercé-en-Lamée.On ne sait quand elle mourut. L'Armorial ms. lui donne : d'hermines au chef de gueules.

1182

Henri II Plantagenêt fait un legs à l’abbaye dans son testament

1200

On rencontre ensuite le vocable « Sancti Sulpicii » vers 1200 lorsque, entre 1199 et 1210, l’évêque de Rennes, Pierre de Dinan, élève le village (et son église déjà existante) au rang de paroisse, sous le statut de prieuré-cure occupé par des religieux (les frères Condonats puis les Bénédictins).

« Noverit Universitas Vestra quod ecclesia de burgo Sancti Sulpicii et 'ecclesia de Serigneio, quoe sunt in' foresta, cum ipsis burgis, parochiales 'sint, quas Nos in generali synodo,' 'nemine reclamante, sinodales 'constituimus et crismales'»

(Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, Pouillé de Rennes, 27 H, 1).

1216

Le duc Pierre I Mauclerc et la duchesse Alix font bâtir un manoir sur les terres de l’abbaye et à sa proximité.

1295

Le 20 Janvier 1295, conflit entre le prieur de Locmaria et l’abbesse de Saint-Sulpice de Rennes, terminé par une transaction (Arch. Départ.d’Ille-et-Vilaine, chartes de l’abbaye de Saint-Sulpice)

1320

Fronde à Saint-Sulpice : les jeunes moniales et les moines entrent en conflit avec l’abbesse, Perrine des Granges et finissent par l’expulser de son monastère.

1322

PERRINE DES GRANGES obtint une lettre du pape Jean XXII, résolu à mettre un terme aux troubles et à châtier les coupables, ordonnant aux Frères de Saint-Sulpice d'aider de leurs propres biens l'abbaye, alors dans le besoin (« Jubens ut fratres S. Sulpicii condonati monialesque de propriis bonis pressam œre alieno abbatiam adjuvarent. », Bibliothèque Nationale, Blancs-Manteaux, XLI, 212.). Le même Pape écrivit encore en 1330 au sujet de ces Frères Condonats, qui refusaient de payer à l'abbaye ce qu'ils lui devaient.

1341

La guerre civile (1341-1365) pendant la guerre de Cent-Ans voit les troupes françaises occuper l’abbayen qui sera plusieurs fois livrée au pillage. Le monastère est évacué.

1348

La peste apparaît en 1348 , reviendra à plusieurs reprises en 1461, 1483-1484, puis entre 1563 et 1640

1356

Le siège de Rennes (1356-1357) est mené par Bertrand Duguesclin, réfugié dans la forêt de Rennes. Julienne Du Guesclin, moniale de Saint-Sulpice et future abbesse de Saint-Georges de Rennes, sauve son frère Bertrand des Anglais au siège de Pontorson. La communauté semble toujours dispersée.

1391

JEANNE I MILON appartenait à une famille bretonne qui donna trois abbesses à Saint-Sulpice ; élue en 1391, elle commença la reconstruction de l’abbaye : Albert Le Grand nous dit que cette abbesse fit rebâtir le dortoir et deux côtés du cloître de Saint-Sulpice, et qu'elle fit faire un beau reliquaire d'argent. On doit lui attribuer aussi la reconstruction du moulin, dont la porte ogivale, avec voussures et colonnettes, est ornée de son écusson, timbré d'une crosse : d'azur à trois têtes de lévrier, coupées d'argent, accolées de gueules (alias d'or). Le vieux moulin est de même style, et les armes qui occupent le tympan de sa porte ogivale nous apprennent qu'il fut construit vers l'an 1400.

1423

GUILLEMETTE DE TAILLIS (DE TALIE) gouverna l'abbaye pendant dix-neuf ans et mourut le 9 juin 1426. Cette abbesse continua les restaurations entreprises par Jeanne I Milon et construisit, entre autres choses, le beau portail principal de l'abbaye, où l'on voit encore ses armoiries sculptées : un lion à la bordure endentée, accompagnées de cette inscription : L'AN M CCCC XXIII DAE. G. DE. TAILE. FIST. FAIRE. CESTE. PORTE.

Il est construit en pierres blanches et se compose d'une grande arcature ogivale dont les nombreuses voussures reposent sur des colonnettes ; la porte elle-même, en arc surbaissé inscrit dans cette vaste ogive, laisse vide un tympan occupé par l'écusson de l'abbesse Guillemette de Taillis ; une inscription prouve que cette dame fit faire ce portail en 1423.

1426

GUILLEMETTE MILON succéda en 1426 à Guillemette de Taillis. Elle était fille de Bertrand Milon, seigneur de la Ville-Morel, sénéchal de Rennes, puis président et juge universel de Bretagne, et de Jeanne de Broons. Le Grand dit qu'elle mourut le 7 mars 1437. Gaignières attribue à cette abbesse la reconstruction de la chapelle de Notre-Dame-sur-l'Eau ; il y découvrit, en effet, ses armoiries, timbrées d'une crosse : d'azur à trois têtes de levrier d'argent, dentées, languées et accolées d'or, sculptées au-dessus de la porte. De plus, cette chapelle fut ornée d'une belle verrière, don de la famille Milon ; on y voyait représenté à genoux Bertrand Milon, père de l'abbesse Guillemette, et l'écusson des Milon, avec ses alliances, s'y trouvait huit fois reproduit (nota : L'un de ces écussons, surmonté d'une crosse, était un autre blason de l'abbesse Guillemette ; il portait : mi-parti : d'azur à trois têtes de levrier d'argent, dentées, languées et accolées d'or, qui est Milon ; et d'azur à la croix d'argent frettée de gueules, qui est Broons). Gaignières nous a conservé un débris de l'inscription de ce vitrail, portant ces mots : L'AN M CCCC XL ET VII A LA FIN QUIL EN SOIT.....VITRE......JESUS-CHRIST ...... ET JEHAN MILON SON FRERE MAINT EN SA GLOIRE. AMEN (Bibliothèque Nationale, ms. lat., 17092).

1432

Les ducs de Bretagne accordèrent le droit de tenir foire et marché au bourg de Saint-Sulpice ; ce marché, fixé d'abord au dimanche, fut, en 1432, transféré au vendredi par le duc Jean V (nota : Cartulaire de Saint-Sulpice - Ce manuscrit du XVIème siècle, conservé à la Bibliothèque de la ville de Rennes, n'offre pas un grand intérêt ; il renferme une trentaine d'actes pour la plupart imprimés ailleurs).

1435

Le pape octroie privilèges et prieurés à la communauté pour permettre la reconstruction de la chapelle Notre-Dame sur l’Eau

1440

La reconstruction de la chapelle est achevée sous Guillemette de Milon ; cette chapelle était peut-être celle des chapelains de l’abbaye.

1447

Achèvement de la maîtresse-vitre de la chapelle gothique Notre-Dame sur l’eau

1491

Une troupe française campe à Saint-Sulpice en 1491, après la bataille de Saint-Aubin du Cormier (1488) et procède à des réquisitions du 10 au 15 Août avant le siège de Rennes qui va forcer la duchesse Anne au mariage.

1516

On rencontre l’appellation «parochia Sancti Sulpitii de Abbatia » en 1516.

1544

Tremblement de terre à Rennes

1556

Un incendie attribué à la malveillance ou à l’imprudence d’un prêtre et qui, étant donné la sécheresse, nécessita la mise en perce des fûts de cidre pour son extinction; il détruisit une partie du couvent et épouvanta tellement les soeurs qu'elles se réfugièrent en grand nombre dans leurs familles.

1558

Le roi de France Henri II accorde des privilèges pour la reconstruction entreprise par Jacqueline de Harcourt.

1560

Juillet 1560 : la Vilaine en crue refoula ses eaux dans la basse-ville, dévasta les campagnes et y causa beaucoup de dommages.

1583

GABRIELLE DE MORAIS, fait serment de fidélité au roi en 1579, et confère en 1580 le prieuré de la Ville-aux-Nonnains à soeur Michelle de La Haye, sa religieuse. Elle est obligée avec ses moniales de quitter le monastère en 1583 pour se préserver de l´épidémie de peste noire.

1588

A l’age de 8 ans, Marguerite d’Angennes entre à l’abbaye.

1609

MARGUERITE D'ANGENNES, nièce du cardinal d'Angennes, évêque du Mans, fut d'abord prieure de Saint-Germain-des-Prés, puis nommée abbesse de Saint-Sulpice dont elle prit possession le 10 avril 1609 et prêta l'année suivante serment de fidélité au roi. Elle réforma son monastère et en fit une des maisons les plus édifiantes de l'époque. Comme le dit le bon P. Albert Le Grand, « elle répara Saint-Sulpice en pierres vives et mortes », reconstruisant en grande partie les bâtiments claustraux, en même temps qu'elle ramenait ses religieuses dans la voie de la perfection. Marguerite d'Angennes mourut le 3 juillet 1662, âgée de quatre-vingt-deux ans, et après avoir gouverné son abbaye pendant cinquante-quatre ans. Son corps fut inhumé dans le tombeau de la fondatrice du monastère, dont elle avait égalé les vertus. D. Lobineau a consacré une notice à cette sainte femme dans ses Vies des Saints de Bretagne. Les armoiries de Marguerite d'Angennes se retrouvent encore à Saint-Sulpice sur les bâtiments qu'elle a fait construire et au haut de son portrait, actuellement à la mairie ; elle portait : de sable au sautoir d'argent. Nous avons plusieurs sceaux de cette abbesse ; le plus beau, de 1627, est ovale et renferme l'écu de sa famille, soutenu de deux palmes et accompagné d'une crosse posée derrière en pal ; la légende porte : MARGU. DANGENNES. ABBESSE. DE. S SULPICE. Le 24 Décembre, dernier acte connu de profession d’un moine condonat ( latin condonare : abandonner, concéder, faire remise de) ; il faisait abandon de sa personne et de ses biens à l’abbaye.

1616

Une tempête emporte les toits et le clocher de l´église

1617

Marguerite fait réparer l’église en réduisant de près de la moitié la nef et relève les murs de clôture. Elle fait prononcer les vœux à toutes les moniales.

1619

30 avril 1619 : sur les 8 h 30 un tremblement de terre et un vent considérable se produisirent à Rennes ainsi qu'aux villages alentours

1621

Le pape Grégoire XV approuve la réforme élaborée par l’abbesse avec l’aide des Jésuites et de François de Salles.

1624

Début des reconstructions entreprises par Marguerite d’Angennes

1628

L'infirmerie est construite en 1628

1651

Un nouvel incendie détruisit en 1651 une grande partie du cloître, ainsi que le dortoir, l'infirmerie et une chapelle dédiée à saint Joseph ; M. d'Angennes releva tous ces bâtiments avec le plus grand soin et compléta ainsi la réforme de ses religieuses par la reconstruction de leur monastère

1662

Mort de Marguerite d’Angennes à 82 ans après 53 ans de règne

1680

Vers 1680, fin des travaux sous Marguerite de Morais

1685

Publication des constitutions des religieuses bénédictines de l’abbaye de Saint-Sulpice

1686

Procès entre l’Abbaye et le prieuré de Locmaria, le 29 8 1686 : Controverse sur l 'origine de l’abbaye de Saint-Sulpice

(Source : AD35, 1F80)

1698

L'Armorial général ms. de 1698 nous fait connaître les armoiries propres au monastère lui-même : «d'azur à une crosse d'or accostée des deux lettres S. S. de même ».

1701

1701, l´abbaye affronte un ouragan puis un nouvel incendie, source de problèmes financiers importants pour la communauté.

1720

Une coupe de mille arpents de bois a lieu dans la forêt, suite à l’incendie de Rennes du 21 'décembre 1720' .

1723

Par un arrêt du Parlement de Bretagne, l’abbaye est placée sous la direction de la dépendance de l’évêque de Rennes ; elle ne dépendra plus directement de Rome. Elle perd là un de ses principaux privilèges après une lente érosion de ses pouvoirs liée au gallicanisme et surtout aux querelles incessantes entre les moniales, l’abbaye et ses prieurés.

1727

L'acte de fondation fut, dit-on, remis avec d'autres titres, en 1727, aux commissaires nommés par le roi pour constater l'état de l'abbaye

«Suivant' 'plusieurs' 'mémoires,' 'l'acte' 'original' 'attestant' 'le' bienfait' du' 'duc' 'Conan' 'était' 'sur' 'vélin' 'et' 'scellé' 'de' 'lacs' 'de' 'soie.' ' Remis le 14 avril 1727 aux commissaires royaux chargés d'examiner la' 'situation' 'financière' 'de' 'l'abbaye',' 'il' 'disparut' 'le' '11' 'avril' '1733 'pour' toujours.' '»

1733

L’abbaye est placée sous la tutelle de deux commissaires du roi, dont le premier président du Parlement de Bretagne, qui en assurent la gestion.

1738

Madame Bouchard d’Aubeterre fait constater l’inutilité des travaux engagés depuis 1702 ; elle entreprend une étude sérieuse.

1741

Les travaux reprennent

1786

Paul MORISSE et Jacques BAUDOUIN gravent leur nom sur un coq de clocher qui est installé en haut du clocher de l’église de la paroisse de Saint-Sulpice-de-l’Abbaye.

1789

En 1789, la Révolution fait passer les sulpiciens de l’état de sujets à celui de citoyens.

L’abbaye est pratiquement remise à neuf. 22 religieuses, 13 pensionnaires et 24 domestiques vivent encore à l’abbaye. Les biens du clergé sont déclarés biens nationaux, les sœurs deviennent salariées de l’Etat.

1790

19 février 1790, à 7 heures du matin, l’assemblée générale des citoyens actifs crée la municipalité de Saint-Sulpice (des Bois) ; la paroisse devient municipalité. Le premier maire est le sieur René Mathieu CUISNIER, de son état chirurgien, médecin de l’abbaye.La ferme du bourg et les métairies du Feuillet (le Fayet), de Landrot (Landrotte), de la Hamonais (la Hamonnais) et de Champie (Chantepie) sont décrites dans un document rédigé le 14 mai 1790 par Cuisnier, maire de Saint-Sulpice. Elles appartenaient à l'abbaye de Saint-Sulpice avant la Révolution. La puissance foncière de l'ordre de Saint-Sulpice avant la Révolution était impressionnante : métairies, prés, terres labourables, bois, étangs... comme en témoigne un document du 17 novembre 1790, qui décrit l'abbaye, les métairies et les multiples terres qui en dépendent. La majorité du territoire de la commune était contrôlée, directement ou indirectement par l'abbaye, qui recevait également les dîmes de la paroisse.

1792

Suite à la Révolution, après de nombreuses tractations, les dernières religieuses sont expulsées en 1792 et l’abbaye est déclarée bien national.

1793

An II de la République, la jeune commune compte 377 habitants.

1794

Un fort contingent de Chouans traverse, au début du mois de mai et en faisant retraite d’un raid dirigé sur Rennes, le territoire de la nouvelle commune de Saint-Sulpice-des-Bois, en direction de Liffré où il va essuyer un échec important.

1796

L’abbaye est mise en vente et vendue. Elle devient alors, comme c’est souvent le cas, une carrière de pierre.

15 Messidor an IV (3 juillet 1796) Estimation par Pierre Frignet du manoir presbytéral

1800

L’abbé Pierre Le ROY officie à l’oratoire de l’abbaye

1803

A la restauration concordataire de 1803, Saint-Sulpice perd son statut de paroisse et son territoire est uni à celle de Chasné, avant qu'une ordonnance royale ne la restaure en 1820 (ordonnance royale datée du 11 février 1820).

1822

Jane Marie Olive Désirée, une petite cloche de 52 cm sonnant le glas est installée dans le clocher.

1826

Le moulin à eau face à l’abbaye («moulin banal », ou «moulin de la Porte ») est désaffecté et on assèche l’Etang-Neuf. Les destructions consécutives à la vente de l’abbaye à un entrepreneur rennais sont achevées.

1827

Saint-Sulpice-des-Bois devient Saint-Sulpice-la-Forêt

1846

Achat pour 821 francs d’une maison en centre bourg pour en faire au rez-de-chaussée une école et à l’étage une salle de délibérations du Conseil Municipal

1848

Terrible tempête ; le vent et la grêle écrasent les toitures de l’église paroissiale et du presbytère. Les travaux de réfection coûteront 3857 francs de l’époque.

Le tambour est acheté par la commune en 1848 avec l'avènement de la IIe République. Il est destiné à accompagner le crieur public qui fait ses annonces sur une pierre sculptée et surélevée, à la sortie du cimetière. Ce moyen de communication est utilisé jusqu'à la première moitié du XXe siècle

1855

Le clocher qui occupait une position centrale sur la toiture de l’église paroissiale, est déplacé au pignon Ouest, là où Roger BLOT laisse entrevoir avant 1675 un clocher-mur fréquent dans les églises romanes.

1857

Louis Marie Jane Prosper, une grosse cloche de 80 cm sonnant le bourdon est à son tour installée dans le clocher de l’église.

1865

Achat d’un nouveau local pour la mairie pour 900 francs. Melle Lechartier, nouvelle institutrice, s’installe dans la commune.

1873

SÉANCE du Conseil Général du' '7' 'FÉVRIER' '1873

Le même rapporteur donne lecture d'un rapport ainsi conçu, relativement à un marchépour l'exécution de tra- vaux sur le chemin d'intérêt commun n°75, commune de Saint-Sulpice-la-Forêt : Un crédit de 2,100 fr. a étévotépar le Conseil général pour 'l'exécution' 'de' 'la' 'lagune' 'située' 'près' 'le' 'bourg' 'de' 'Saint-Sulpice-la-Forêt,' 'sur' 'le' 'chemin' 'd'intérêt' 'commun' 'n°75.'

1878

SÉANCE du Conseil Général du 28' 'AOÛT' '1878.
Saint-Sulpice-la-Forêt.''''''' '''''Plan d'alignement dans la traverse 'du' 'bourg. 75.''''' '''''—''''' Saint-Sulpice-la-Forêt.' 'Id.' Gay''''''''''' '(Jules),''''' 'maire''''''''''' 'de''''''''''' 'Saint-Sulpice-la-Forêt.'''''' »

1885

On construit la mairie-école : 2 classes en rez-de-chaussée(garçons et filles) de part et d’autre d’un bâtiment central avec à l’étage le logement de l’instituteur , «le hussard noir de la Républisue », qui jouera souvent le rôle de secrétaire de mairie.

1901

La commune compte 364 habitants, soit 14 de plus en 115 ans…

1905

Séparation de l’Eglise et de l’Etat : fin du concordat.L’église paroissiale (et son coq !) devient propriété de la commune.

1906

Commune' de Saint-Sulpice-la-Forêt.

Chemin vicinal ordinaire n°5. Demande de classement dans le réseau de grande communication.

«Messieurs,,par' 'une' 'délibération' 'du' 31 mai ''1906,' 'le' 'Conseil' 'municipal' 'de' 'Saint-Sulpice-la-Forêt' 'a' 'demandé' 'le' 'classement' 'dans' 'le' 'réseau' 'de' 'grande' 'communication' 'du' 'chemin' 'vicinal' 'ordinaire' 'n°' '5,' 'en' 'invoquant' 'que' 'cette' 'voie' 'desservait' 'deux' 'stations' 'des' 'tramways' 'départe-' 'mentaux.' D'après' 'les' 'renseignements' 'fournis' 'par' 'le' 'service' 'vicinal,' 'cette' 'mesure' 'ne' 'serait' 'nullement' 'justifiée,' 'le' 'chemin' 'vicinal' 'n°' '5' 'présentant' 'un' 'intérêt' 'communal' 'et' 'non' 'un' 'intérêt' 'général.' 'La' 'commune' 'de Saint-Sulpice-la-Forêt 'ne' 'possède' 'qu'un' 'chemin' 'vicinal' 'ordinaire' 'd'une' 'longueur' 'de 2k647m,' 'celui' 'dont' 'le' 'classement' 'est' 'demandé.' 'Ce' 'chemin' 'a' 'son' 'origine' 'dans' 'le' 'bourg' 'de' 'Saint-Sulpice,' 'dessert' 'deux' 'ou' 'trois' 'villages' 'peu' 'importants' '(la' 'popu-' 'lation' 'totale' 'de' 'la' 'commune' 'est' 'de' '365' 'habitants' 'seule-' 'ment)' 'et' 'se' 'termine' 'en' 'pleine' 'forêt' 'de' 'Rennes' 'au' 'lieu-dit' 'Saint-Denis.' 'Ce' 'n'est' 'qu'en' 'empruntant' 'une' 'voie' 'fores-' 'tière' 'non' 'classée' 'dans' 'la' 'vicinalité,' 'et' 'plus' 'ou' 'moins' 'régulièrement' 'entretenue,' 'que' 'l’on' 'arrive' 'à la' 'station' 'de' 'Fouillard-Thorigné.' 'Le' 'rapport' 'du' 'service' 'vicinal' 'constate' '«' 'qu'en' 'partant' 'de' 'Saint-Sulpice,' 'et' 'en' 'suivant' 'les' 'chemins' 'de' 'grande' 'communication' 'nos' '97' 'et' '27,' 'on' 'communique' 'facilement' 'avec' 'la' 'station' 'de' 'Fouillard-Thorigné' 'et' 'avec' 'un' 'parcours' 'aussi' 'avantageux' 'que' 'celui' 'qui' 'résulterait' 'de' 'l'hypothèse' 'd'une' 'communication' 'par' 'Saint-Denis,' 'Mi-Forêt' 'et' 'Fouillard'. '

Dans ces' 'conditions,' 'et' 'd'accord' 'avec' 'M.' 'l'agent' 'voyer' ' 'en' 'chef,' 'je' 'ne' 'puis' 'vous' 'proposer' 'd'accueillir' 'favorablement' 'la' 'demande' 'du' 'Conseil' 'municipal' 'de' 'Saint-Sulpice-' ' 'la-Forêt. »

1909

La commune refuse l’installation du téléphone ; il faudra attendre 10 ans pour connaître le premier et seul abonné au «n°1 à St Sulpice » ( M. Paul TRUBERT ?, en 1936).

1921

SÉANCE DU 4 MAI 1921 «Huit communes non comprises dans ce pro- gramme ont demandé, au cours d'une consultation générale faite par M. le Préfet en 1919, l'établisse- ment du service téléphonique. Ce sont les com- munes de : Chancé, Chasné, Fleurigné, Laignelet, Le Lo- roux, Saint-Sulpice-la-Forêt, Saint-Thual, Romazy. Reprise du programme voté en 1914 et additions à ce programme. »

1933

Les première ampoules électriques brillent dans le bourg !!

1938

La rue du bourg est goudronnée ; auparavant elle était empierrée et entretenue par des volontaires jouant les cantonniers pour régler le montant de leurs «contributions »…

1939

Déclaration de guerre : Georges MOREL et Prosper MOULIN sonnent le tocsin le 2 Septembre, accompagnés du tambour qui bat l’ordre de mobilisation générale.

Les hommes mobilisés partent au front et l’armée anglaise construit un camp militaire à l’emplacement du Placis Vert : le camp des Maffay.

1940

Les hommes valides sont réquisitionnés (12 chaque semaine) une semaine sur deux.

1944

Après le 6 juin, un camion gazogène chargé de bois stationné le long du mur du cimetière est mitraillé par un avion allié. Le camion est détruit, des croix et des tombeaux du cimétère sont endommagés, les vitraux de l’église et le coq sont transpercés de balles. Le 1° Août, les convois allemands chargés de munitions sont attaqués du Pertue-Renaud à Saint-Denis, à Champie, dans la côte du Cropy.

Les soldats se dispersent à travers champs vers la forêt et font exploser une partie du camp de munitions («Maria ») avant de se retirer.

Dans la nuit du 1° au 2 Août, 2 tanks américains prennent position dans le bourg, l’un près de l’école, l’autre sur la route de Saint-denis.

Dans la journée du 2 Août, une quinzaine de tanks s’arrête à la Chesnais pour plusieurs jours en raison du blocage d’artillerie de Maison-Blanche. La population est évacuée par prudence.

Samedi 10 juin 1944 à 16h :

☀L’avion du Lieutenant William MARCHANT est tombé à proximité de la ferme de Mr et Mme ESNAULT. Cette ferme se nommait « Le Pré Piquet » et se situait au lieu-dit « La Drolée».

Les allemands sont arrivés sur place peu de temps après. Ils ont demandé à M. DUROCHER d’aller chercher son cheval afin de pouvoir retourner l’avion et avoir accès au pilote. C’est à ce moment là qu’ils ont pris les papiers, les deux montres et les cigarettes du Lieutenant. Le Maire de MOUAZE, Mr Emile MOREL, a obtenu l’accord des allemands afin que le corps du Lieutenant William MARCHANT soit sorti de l’avion. C’est Mr ESNAULT qui a transporté le corps dans sa voiture à cheval, de l’avion jusqu’à sa ferme.