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Le bourg a subit les vicissitudes de l'époque : d'horribles famines en 1161, 1173, 1174, 1221 et 1260.
Des épidémies, récurrentes de peste noire de 1348 jusqu’en 1640 ; les religieuses devront alors quitter temporairement le monastère en 1583 pour se mettre à l’abri.
Dès le XVIIe, le bourg prospère, se développe à proximité de l’abbaye.
Empruntons un ancien appelé « Chemin du Pavé » en direction de l’Abbaye Notre-Dame-du-Nid-au-Merle à l'Est.

NOTRE DAME SUR L'EAU (XIIe - XVe) Modifier

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"capella Sancte Marie que est super stagnum" (1146).

Détruite pendant la guerre de Cent Ans, elle fut reconstruite par l'abbesse Guillemette Milon et ne fut achevée qu'en 1447.

Attestée Chapelle Ducale en 1160 lorsque le duc Conan III y tînt une assemblée de ses barons.

De construction raffinée, cette chapelle comporte des sculptures de feuilles de lierre, de vigne et de figures humaines qui apparaissent sur les voussures de la porte et de ses colonnettes, sur la corniche et sur les pinacles, dont la richesse contraste avec celles de l'abbaye.

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Jadis, le chœur de la chapelle possédait une belle verrière, aujourd'hui bouchée. On pouvait y lire l'inscription suivante :

" L'AN M CCCC XL ET VII A LA FIN QUIL EN SOIT...VITRE... JESUSCHRIST...... ET JEHAN MILON SON FRERE MAINT EN SA GLOIRE. AMEN ".

L’écusson de la famille Milon se trouvait plusieurs fois reproduit sur la pierre et le verre, mais depuis ont disparu.

La chapelle se compose : D’une nef unique à deux pignons tandis qu'un oculus (ouverture, voir photo ci-dessous) éclairait la nef à l'ouest.
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Oculus

La cheminée dont la souche dépasse du toit, sépare encore aujourd'hui le volume intérieur en deux pièces égales, un plancher, monté dans le but d'y aménager un étage habitable...etc.

Malheureusement, cette belle Chapelle se dégrade au fil du temps.

LE MOULIN BANAL (fin XIVe - début XVe) Modifier

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Le Moulin Banal » affecté sous l'Ancien régime aux besoins de l'abbaye sera établi sur le bord d'un ruisseau.

Ne subsistent que le pignon nord donnant sur l'ancienne cour de l'abbaye et un contrefort du pignon sud qui supportait la roue.
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Le linteau monolithique porte les armes à trois têtes de lévrier de l'abbesse Jeanne I Milon. Il s'agit de l'un des plus anciens ouvrages de ce type que l'on connaisse en Bretagne.

Le moulin a également subi un certain nombre de modifications.

Ce vieux moulin est de même style que la chapelle Notre Dame sur l’eau.

LA HALLE COHUE (limite XVIIe – XVIIIe) Modifier

Cette « Halle Cohue » est l’un des plus anciens monuments de terre du bassin Rennais.

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Construite sous l’abbesse Marguerite D’Angennes (1609 – 1662) [1], est en partie réduite à la révolution et ses deux extrémités Est et Ouest furent fermées par des murs en terre.

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Selon une légende tenace, « les gerbes de blé étaient lancées par-dessus l’une des poutres. Selon l’endroit où elles tombaient, elles étaient dues ou non à l‘abbesse ». Il faut noter sa charpente originale à la structure très technique.

Les ducs de Bretagne accordent le droit d’y tenir marché et foires ; fixé d’abord au Dimanche, le marché hebdomadaire est transféré en 1436 au Vendredi par le duc Jean V.

LA PRISON avec auditoire de justice (XVIIe) [2] Modifier

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La « maison Boullant » abrita la prison et le tribunal de la juridiction abbatiale jusqu'en 1790 (Paul Banéat, Le Département d'Ille-et-Vilaine Histoire Archéologie Monuments).

C’est là que l’abbesse rendait justice, avec droit de vie ou de mort.

L'AUBERGE DE L'ECU DE FRANCE ou ferme auberge (1632) Modifier

L’écu de France permettait de loger les familles des religieuses qui leurs rendaient visitent (au début du XVIIe).
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Détails du mûrs : La présence d’une croix en granit, une date gravé dans une pierre (1632) et le blason de Marguerite d'Angennes [3].